Pensez isolation thermique lors d'une rénovation

Les différents signes

ouvrier qui isole un mur

Le froid persiste dans vos pièces malgré les chauffages en marche ? Des courants d’air froid passent par les fenêtres alors qu’elles sont fermées ? De la moisissure est présente sur certains murs de votre habitation et ils semblent glaciaux lorsque vous les touchez ? Ces différents signaux d’alerte sont probablement dus à une mauvaise isolation thermique.

Mais de quoi s’agit-il exactement ? Quels sont les problèmes que cela peut engendrer et comment faire pour y remédier ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir là-dessus dans cet article.



À quoi sert l’isolation thermique

Isoler une habitation constitue une étape importante et présente plusieurs aspects intéressants. Cela permet, tout d’abord, de se prémunir contre la chaleur en été, et contre le froid en hiver. Ainsi, la vie quotidienne se voit améliorée puisque ce procédé apporte un niveau de confort en plus. De plus, vous pouvez réaliser de belles économies sur vos factures d’énergie. En effet, comme les déperditions de chaleur deviennent moindres, il n’est pas nécessaire de mettre le chauffage aussi fort qu’habituellement. Enfin, il faut savoir que cette diminution de la consommation entraîne une réduction de l’émission de gaz à effet de serre. Cela représente donc un intérêt au niveau de l’environnement puisque l’empreinte énergétique se voit diminuée. En plus de tous ces avantages, procéder à l’isolation thermique améliore le score PEB. Celui-ci peut constituer un critère important lors de la vente ou de la location à de futurs acheteurs ou locataires.


Conséquences d’une mauvaise isolation

Mal isoler une habitation n’est pas sans conséquences puisque cela engendre des déperditions de chaleur. Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? Ces déperditions sont synonymes de pertes de chaleur. Cette dernière s’échappe alors par différentes zones de l’habitation. Cela entraîne donc une utilisation plus importante du chauffage et ainsi une hausse considérable de la consommation énergétique.

Ces déperditions sont généralement divisées de la façon suivante :

  • 30 % par la toiture ;
  • 20 % par les murs ;
  • 15 % par les fenêtres ;
  • 10 % par le sol ;
  • 5 % par les ponts thermiques.

De plus, le renouvellement de l’air et la présence de fissures engendrent 20 % des pertes.


Quelles solutions peuvent être mises en place ?

Les travaux de rénovation liés à l’isolation de son habitation peuvent vite représenter un budget assez conséquent. Sachez qu’il existe des primes régionales pour vous aider. Un bilan thermique peut être réalisé par un professionnel afin de repérer les éventuelles déperditions et ainsi de les optimiser. Les différentes parties de l’habitation pourront donc être isolées :

La toiture

Cette zone constitue à elle seule un pourcentage important des pertes de chaleur. Il convient donc de procéder à l’isolation de vos combles. Les matériaux isolants pourront être directement placés sur les rampants si vos combles sont aménagés, et si ce n’est pas le cas, le sol sera dès lors utilisé. Pour ce faire, un matériau isolant pourra être déroulé et apposé en deux couches. Si l’espace est trop difficile d’accès, il faudra se tourner vers une machine à souffler. Celle-ci projette directement de l’isolant se présentant sous forme de flocons sur toute la surface. Toutefois, cette option représente un certain coût.

L’isolation par l’extérieur est également possible mais constitue une solution beaucoup plus onéreuse que pour l’intérieur. De plus, il est conseillé de s’informer directement auprès de son administration communale afin de savoir si ces travaux requièrent un permis d’urbanisme puisque cela implique une modification de l’apparence de votre habitation.

Les murs

Comme pour le toit, l’isolation peut se faire à l’extérieur et à l’intérieur. Il est préférable d’opter pour la deuxième option si votre budget est restreint ou si la façade ne peut être changée pour diverses raisons. L’isolation des murs intérieurs se décline en trois méthodes : le doublage, l’utilisation d’une ossature métallique ou la création d’une contre-cloison. Le doublage consiste à coller directement des panneaux isolants sur les murs. L’ossature métallique, quant à elle, correspond à des barres horizontales fixées au sol et au plafond. L’isolant sera ensuite placé entre ces lignes.

Les fenêtres

Si votre habitation dispose encore d’un simple vitrage, il faudra impérativement opter pour du double voire du triple vitrage qui offrent tous deux des performances plus élevées. En plus de ces options, le cadre des fenêtres doit également être pris en compte. Des châssis non adaptés causeront des pertes de chaleur, même si des vitres de haute qualité sont installées. Il peut également être intéressant d’opter pour des rideaux thermiques. Ces derniers sont disponibles à faible coût et vous apporteront une protection contre le froid en hiver et contre la chaleur en été.

Les sols

Il est possible de procéder à l’isolation par le haut et par le bas. Par le bas signifie la pose de matériaux isolants directement sur le sol. Cette méthode signifie donc une perte en hauteur de la pièce. La pose par le haut consiste à placer de l’isolant sur le plafond de la pièce du dessous. Cette option représente une meilleure inertie thermique. L’utilisation d’un tapis constitue également une option intéressante à faible coût. Privilégiez les matières comme la laine ou le coton.

Les fuites d’air

En plus de toutes ces zones, il existe des fuites d’air situées à plusieurs endroits. Si les prises électriques ou interrupteurs laissent passer de l’air, il conviendra de couper le courant et d’y placer un isolant à l’intérieur de ces éléments. La porte d’entrée peut également être sujette à des courants d’air froid. Pour y remédier, il suffit de placer un bas de porte ou d’apposer des joints de porte. Si vous constatez la présence de fissures, bouchez-les à l’aide d’un mastic adapté.


Comment choisir les matériaux adéquats ?

Il existe de nombreux matériaux que l’on dénombre sous différentes catégories. On retrouve ainsi les isolants naturels, synthétiques, minces, minéraux et ceux de nouvelle génération. Tous possèdent des avantages et inconvénients et il n’est pas facile de s’y retrouver. Il y a ce qu’on appelle la valeur R qui permet d’évaluer la résistance d’un matériau à la chaleur. Plus cette valeur est élevée, plus l’isolation devient meilleure. On retrouve également la valeur lambda, qui, elle, représente la conductivité thermique d’un matériau. Plus elle est basse, mieux c’est. En plus de ces valeurs, il faut tenir compte de votre budget puisque certaines options sont plus onéreuses que d’autres. Soyez également attentif à l’installation que cela nécessite, et si tout cela vous semble compliqué, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel qui saura répondre à vos besoins.